mardi 22 avril 2008

Jour 9 : les Musées du Vatican






























22 avril 2008

Je me secoue de ma léthargie vers 7h15 : aujourd'hui je vais aux Musées du Vatican et il faut y être tôt pour éviter des attentes interminables. Je réussis à être prête pour 8 heures mais me trompe de bus donc j'arrive sur place à 9h30. LA FILE M'ATTEND. Elle fait 2 côtés d'un pâté de maison. Finalement, à 10h55, je suis à l'intérieur, armée de mon audio-guide et prête pour la visite. Au programme, deux attractions principales : la Pinacothèque et la fameuse chapelle Sixtine. Pour être à contre-courant des visiteurs, je commence par la Pinacothèque.


Composée de plus de 400 oeuvres à caractère surtout religieux, la collection recèle de beaux trésors, plus particulièrement «La Transfiguration» de Raphael. J'ai beaucoup aimé aussi les oeuvres du Caravage, peu nombreuses mais magnifiques et très représentatives de son style clair-obscur. LONG trajet de galeries - pour certaines TRÈS impressionnantes - entre la Pinacothèque et la fameuse chapelle. La galerie des cartes géographiques m'a particulièrement impressionnée. Pas tant pour les cartes comme telles mais surtout pour le plafond, entièrement travaillé en bas-reliefs et tableaux, sur 120 MÈTRES DE LONG. J'ai fait quelques petits films pour bien saisir la grandeur inhabituelle des salles et des oeuvres.

Quant à la chapelle Sixtine, il faut vraiment y rester longtemps pour absorber tout ce qu'elle a à offrir. D'un peu plus de 40 mètres de longueur, sa dimension déçoit presque sur le coup. Mais à mesure que l'on se familiarise avec les thèmes, les divisions, les symboles, on réalise toute l'ampleur du projet fou de Michelangelo. J'y suis restée probablement une heure, à examiner les oeuvres à l'oeil nu mais aussi avec les jumelles que j'avais pris le soin d'apporter - j'avais lu dans je ne sais quel guide que c'était un must. Quelle idée géniale! J'ai pu remarquer à quel point le geste est précis, malgré la technique al fresco, la grandeur et la distance. C'est quand même incroyable de regarder de ses propres yeux la Création d'Adam, de contempler de visu ces oeuvres célébrissimes et magnifiques...

Arrêt presto à la Poste du Vatican, pour envoyer à mon amour une belle carte postale avec un beau timbre de Ben dans toute sa splendeur. Je reprends l'autobus jusqu'à l'appart. Autre arrêt presto au coin de la rue dans une rosticerria, une petite gargotte coquette où l'on fait des fritures : je prends pour emporter une fleur de courgette farcie au mozzarella et anchois, légèrement panée à la bière et frite, et un suppli, une boulette de riz aux tomates farcies de mozzarella, enrobée de chapelure et frite. Ca sent bon et comme on dit en québécois, ça fait la job avec une bonne bière et des bonnes émissions télé italiennes.

Jour 8 : le Capitole, le Forum romain























































21 avril 2008

Journée qui commence sur le tard : mon corps réclame un peu de repos! Je décide de débuter le tout en beauté et en gourmandise : balade dans les sentiers parfumés de jasmin jusqu'au Trastevere et dégustation de 3 sortes de pizze différentes chez Pizzarius. Rien de moins! Ainsi sustentée, je peux rouler pour un bon bout...


Mes pas m'amènent jusqu'au Teatro Marcello et les ruines romaines avoisinantes. C'est formidable de pouvoir ainsi déambuler à travers les vestiges du passé glorieux de la Ville éternelle. J'aboutis de façon toute naturelle au Capitole, LA place de prestige ici : quelle splendeur! Grandiose, d'un design épuré destiné à impressionner, il y a des portions en réno cachées par des bâches blanches mais l'effet est là quand même : époustouflant! Je me laisse diriger par le regard et arrive juste au-dessus du site archéologique du Forum romain. Assez «wow» merci, ça aussi! Photos, films, j'en vide ma pile. Je reviendrai pour prendre des clichés de l'intérieur du site. Finito la journée.

Pour «parfaire» mon italien (blague - j'en suis encore aux phrases banales de touristes) j'écoute la télé le soir. J'ai «mes» séries : «Per una notte d'amore» - un drame à l'italienne, un vrai - et «Ho sposato uno sbirro», un genre de comédie dramatique policière avec le bellâtre populaire, Flavio je ne sais pas qui, qui, incidemment, est aussi l'animateur de la version italienne du Banquier! Que j'écoute, figurez-vous... Ceux qui me connaissent un peu doivent se tordre de rire...

dimanche 20 avril 2008

Jour 7 : 25°C sous le soleil de ROME







































































20 avril 2008

Il fait un temps splendide, parfait pour flâner dans Rome en chemisette, capris et flip-flops. Mais je me sens un peu extraterrestre... bien qu'il fasse un solide 24-25°C (qui ressemble parfois davantage à un 28), les gens dans la rue portent des vêtements d'automne/hiver : manteaux doublés à bordure de fausse fourrure, collants (!!!) opaques sous les jupes, vestes de cuir, écharpes de laine (!!!), bérets, bottes de suède... J'en ai des sueurs pour eux! Moi, mes orteils sont tellement contents de prendre l'air!
Je prends le même chemin qu'hier pour me rendre dans le coeur du Trastevere, histoire de le voir en plein jour.

Promenade très agréable, couronnée d'une découverte extraordinaire : Pizzarius, un petit comptoir où l'on peut acheter panini et pizza au centimètre. Mais quelle pizza! J'en ai choisi une qui ressemblait à ma fameuse Ortalana : un délice! Endroit à retenir, pour revenir en essayer d'autres car les variétés présentes au comptoir me tentaient toutes. Au gré des ruelles, des images de quartier populaire se superposent à celles construites pour plaire à la visite. Un peu plus loin, dépassé la Piazza Santa Maria de Trastevere, je vais m'enfiler un petit campari sur une terrasse, histoire de prendre des forces pour mon après-midi : quartier du Panthéon et St-Pierre de Rome, rien de moins.

Au début, balade agréable dans des sentiers boisés et agrémentés d'un parfum suave et omniprésent : le jasmin est en fleurs... Puis je quitte les allées bucoliques et arrive en pleine action, dans le quartier du Panthéon. C'est noir de monde! Touristique au max, mais il faut dire aussi qu'on est dimanche. Je fais un arrêt ravitaillement à la Cremeria Monteforte pour une gelato crème caramel e cioccolato : la meilleure que j'ai mangée jusqu'à présent! Serge Denoncour (voir épisode sur Rome - À la Di Stasio) avait bien raison... Richesse des touristes côtoie misère et pauvreté, cependant.

Longue marche jusqu'à St-Pierre de Rome, malgré la fatigue qui s'installe. Mais l'effort en valait le coût : que de grandeur, que de beauté. Les superlatifs me manquent pour décrire avec exactitude la magnificience de la chose. Et pas nécessaire d'être très religieux pour apprécier.
Deux fois grosse comme Notre-Dame de Paris, et vachement plus lumineuse, St-Pierre de Rome est la cathédrale la plus grande au monde. La piazza est magnifique, elle aussi. Fontaines, obélisques, un espace magique, quasi désert à l'heure de mon passage. On y rencontre des personnages aux costumes étonnants et/ou surranés...

À l'intérieur, quelle chance, il y a une messe chantée qui commence. La beauté des voix masculines s'harmonise à celle des jeux de la lumière qui pénètre par l'oculus de la coupole. Un ange passe.
















Jour 6 : Naples - ROME!






Jeudi 19 avril 2008

Quel changement! Après les sensations d'étouffement, de désespoir et de laisser-aller qu'inspiraient Naples, me voici à Rome, la ville éternelle. Que de beauté...

Mon appartement est situé dans le quartier du Trastevere, un beau coin en partie résidentiel, en partie très touristique. De mon chez-nous temporaire, je peux marcher jusqu'à la portion touristique, remplie de petites rues qui se croisent à angles bizarres, de terrasses à même les trottoirs et les autos, et d'églises petites et grosses.

À Rome, faites comme les Romains, qu'ils disent. Eh bien c'est ce que j'ai fait. Je me suis baladée un peu partout, j'ai pris l'apéro - Campari soda - sur une terrasse au soleil, puis suis allée souper ailleurs, dans un resto appelé Popi-Popi. Avec un tel nom, on se serait attendu à une floppée de serveurs efféminés, mais non, plutôt le contraire... la salle à manger résonnait au son de voix de baritons, et comme il fallait s'y attendre, les serveurs furent très empressés à mon égard : l'avantage d'être une femme seule en Italie! Il faut savoir quand dire non, cependant. Car immanquablement, les invitations à sortir faire la fête se placent en douce vers la fin du repas! À date, mon score est de 3 en 3. 3 restos le soir, 3 - en fait 4 - invitations à faire la bamba avec les Pietro, Pasquale, Tony, ... Que j'ai toutes déclinées élégament. Ben franchement!

Voici quelques photos de la première soirée romaine...

samedi 19 avril 2008

Jour 5 : NAPLES




17-18 avril 2008

Naples est une ville qui ne se laisse pas facilement aimer; elle fait penser à ces ados qui se maquillent de façon outrageuse, en noir, qui s'habillent de fringues déchirées, bref qui ne se présentent pas sous leur meilleur jour, de peur qu'on les rejette. Bien ça, c'est Napoli. Sous des dehors revêches se cache un lieu de vie, un coeur d'or, de belles choses à offrir.


Mais que c'est difficile à atteindre, ce coeur! Trésors architecturaux laissés à l'abandon, saleté, graffitis partout - vraiment partout, sur les monuments comme sur les murs d'édifices désaffectés - transport en commun déficient, routes pas faites du tout pour le nombre effarant de voitures, autobus bondés, trafic comme même un Parisien n'en a jamais vu, bref le bordel. Pas vraiment tripant de prime abord. Et encore moins tripant quand tout ce qu'on vient y faire, c'est acheter un billet de croisière et une réservation de train. On dirait vraiment que Naples est une ville totalement hors de contrôle. Ils l'ont échappée, comme on dit.

Ca m'a pris toute ma patience et mon après-midi pour ne faire que la réservation de train. Je devrai revenir (ah non...) pour la croisière Naples-Lipari que je dois effectuer le 20 mai.

Photos ajoutées :
- l'exhubérance de la pâtisserie italienne en pleine rue - les gars se promenaient avec ça sur le trottoir!
- une ruelle comme on en voit beaucoup à Naples.

vendredi 18 avril 2008

Jour 4 : CAPRI




















































CARPI la magnifique
mais aussi (et ceux qui ont voyagé un peu en Europe vont tout de suite comprendre de quoi je parle)
CAPRI - le retour du parapluie maudit - with a vengeance
(comme dans «le parapluie du guide touristique qui trimbale son groupe de 40 personnes un peu partout et qui bloque le passage à tout le monde»).

Capri : une bonne candidate à la compétition de lacets en montagne - l'Arizona arriverait probablement en second

Capri : des fleurs, des pins parasol, des cactus, des agaves...

Capri : la Méditerranée à 360°, des falaises incroyables...

Capri : les files d'attente pour tout : ticket pour le funiculaire, funiculaire, ticket pour l'autobus, autobus, bateau, gelato, etc.

Capri : des petits coins secrets charmants, comme la Trattoria «Il solitario», un jardin de calme et de soleil, luxuriant, avec des chats sympas qui posent pour la visite.

Capri : la MEILLEURE PIZZA que j'ai mangé dans ma vie! Et je pèse mes mots... Désolée, Signor Michele, mais cette pizza était bonne à s'en taper la tête sur les murs. Pizza bianca Ortolana : pas de sauce tomate, mais beaucoup de légumes grillés sur une croûte divine, mince, tendre et croustillante à la fois, abondance de rapini, courgettes, aubergines, tomates, poivrons jaunes, mozzarella fraîche et huile d'olive... J'en salive encore. J'ai même considéré de retourner sur l'île juste pour avoir le plaisir de la manger à nouveau. Mais il y a des limites à ma gourmandise.